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TEST de jeux xbox 360 ps3 wii .......

Bully : Scolarship Edition

Un an et demi après les premières épreuves bullyiennes sur PS2, Rockstar propose enfin les rattrapages pour les trop nombreux ayant manqué ce petit chef-d'oeuvre, voir même pour ceux qui voudraient le refaire. Changement de nom, Canis Canem Edit (re)devenant Bully, mais également changement de console aussi, puisque cette fois-ci, ça se passe sur Xbox 360, comme une douce revanche pour un jeu annulé sur sa grande et grosse soeur. Cependant, à nouvelle géneration, nouvelles attentes, avec toutes les déceptions que cela peut entraîner.

Welcome to Bullworth Academy, Mister Hopkins

Le topo du jeu est simple : vous incarnez Jimmy Hopkins, fils d’une sauteuse de riches qui, pour être tranquille pendant sa longue lune de miel (un an quand même), décide de lâcher son gamin dans un pensionnat plutôt cosmopolite où il va devoir se tailler une réputation. Et dès les dix premières minutes de jeu, vous allez comprendre que ce ne sera pas chose aisée, le proviseur vous ayant très clairement annoncé la couleur. Mais l’intrépide branleur au grand cœur que vous êtes n’est absolument pas découragé. Et cela, Gary, l’un des vos petits camarades de classe, l’a très bien compris. Ambitionnant de prendre le contrôle officieux du pensionnat, c’est lui qui, pendant vos premiers mois à la Bullworth Academy, vous enseignera les bases, après quoi, vos chemins se sépareront. Mais c’est déjà trop tard pour ses rêves de grandeur, sa plus grosse erreur ayant été de vous avoir mis dans la course à la domination. Plus rien ne pourra vous arrêter. La trame principale de Bully s’organise comme tel : à travers une série de missions primaires, vous devez gravir les échelons et réussir à maîtriser les différents gangs qui peuplent d’abord l’école, puis la ville environnante, celle-ci s’ouvrant entièrement à vous à la fin du premier chapitre. C’est à partir de ce moment-là que le jeu prend toute son ampleur et que l’on ressent encore plus la patte Rockstar, celle-ci étant déjà fortement imprimée dans l’ironie ambiante, ainsi que dans les discours très crus de personnages. Des personnages souvent super caricaturaux, mais dans le bon sens du terme, du proviseur hyper conformiste au jeune rebelle, en passant par le prof autoritaire, dénonçant son collègue alcoolique.

Tu ne sécheras point les cours... En théorie

Mais attention, alors qu’un GTA offre une liberté totale, ici, nous sommes en présence d’un adolescent se trouvant dans un pensionnant plutôt strict. Pas question donc de rater les cours en toute impunité, et attendez-vous à voir pions et flics vous coller au postérieur durant les horaires où vous devriez être en salle de classe, occupé à remplir votre tête, ou bien une fois passée l’heure du couvre-feu.
Il serait pourtant malvenu de s’imaginer que les cours de Bully sont aussi lourds que ceux de la vie réelle, puisqu’ils se présentent sous la forme de mini-jeux, type QTE pour la musique ou la physique, voir un Trauma Center-like pour la Bio, une matière inédite, même si la maniabilité a semble-t-il été d’abord pensée pour la version Wii, le découpage de grenouilles ou de pigeons (brr...) n’étant pas très pratique au stick analogique.
Atteindre un certain niveau dans telle ou telle matière vous permettra de débloquer différents bonus, allant d’un costume hideux à celui de panoplie du chimiste (fabrication de pétards et de boules puantes inside). Une manière comme une autre de vous faire déculpabiliser d’être un élève modèle.
Mais comme le dit si bien le proverbe, “chassez le naturel, il revient au galop”. Notre cher Jimmy ne va donc pas rester longtemps au premier rang, préférant succomber à l’appel irrésistible de la ville, ce qui, au vu de la petitesse des journées, va vous obliger à agir une bonne fois pour toutes. Non, non, vous n’allez pas devoir tuer les pions comme on le ferait dans un GTA, ni avoir de relations sexuelles avec l’intendante pour la corrompre, il va juste falloir vous la jouer façon Snake “homo sapiens” (bah oui, pas très gâté physiquement notre pauvre Jimmy), à coup de saut dans les poubelles, et ainsi berner l’autorité au nez et à la barbe des adultes. Extase garantie. A vous donc les plaisirs de la ville que ce soit en skate, vélo ou scooter, lieu idéal pour serrer une fille à la fête foraine, ou bien encore pour moucher ces petits prétentieux de bourgeois, en les ridiculisant lors d’une course de vélos. En plus des excellentes missions principales, toutes bourrées d’originalité, Rockstar nous offre donc un nombre conséquent de quêtes annexes et mini-jeux, qui malgré les allers-retours incessants et un peu barbants qu’elles nécessitent souvent, se laissent compléter avec grand plaisir (Qui a parlé d’espionner les filles sous la douche ?). Le tout sublimé par un gameplay aux petits oignons (excepté, si l’on est sévère, la petite fausse note SVT), ergonomique à souhait, qui ne demandera que quelques minutes de rodage. Correct, étant donné que la durée de vie est à l’avenant.

Quand l’art plastique fait l’école buissonnière

Alors oui, Bully nous procure un plaisir monstre quand on y joue. C’est frais, original, et tous les superlatifs synonymes que vous voulez, mais avouons-le, pour un jeu actuel, les graphismes font un peu (voire même beaucoup) tâche. Les gugusses de chez Rockstar New England (Mad Doc avant leur rachat récent) ne se sont franchement pas foulés, le jeu regorgeant de textures foireuses, de baisses de framerate qui tueront les accros aux 60 images par seconde, et cerise sur le gâteau, beaucoup de versions du jeu se sont retrouvées remplies de bugs très, très gênants, allant du désormais habituel “Disque illisible” aux gels de l’écran, ou freezes pour les intimes. Passent encore les quelques insuffisances techniques, l’intérêt du jeu ne résidant pas dans ce domaine, on ne peut que difficilement accepter ces problèmes plus importants, qui plus est quand on vient de dépenser 50 € dans un jeu. Et, bien que le problème ait été partiellement réglé avec une mise à jour depuis la sortie du titre, on ne peut que flanquer un blâme à Rockstar (c’est de contexte en plus), d’autant que cela n’aide pas vraiment les quelques gamers privés du Xbox Live. Pour un jeu de cette envergure, on aurait quand même souhaité un peu plus d’application.

16./20

Frais, original, drôle, varié, Bully se trouve être de manière regrettable partiellement miné par des soucis techniques peut-être un peu trop prépondérants. Mais malgré cet avertissement travail, c’est globalement haut la main que Bully passe en année supérieure, et l’on espère de tout cœur que le succès, mitigé sur PS2, sera cette fois au rendez-vous sur Xbox 360 et Wii, histoire que Rockstar nous offre un nouvel épisode entre deux épisodes de GTA. Mais cette fois-ci, avec une finition digne de ce nom

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GTA 4:

Qu'on ait aimé ou non les précédents, qu'on ait goûté ou non la polémique, GTA IV faisait jusqu'à aujourd'hui partie des titres les plus attendus de cette génération de machines. Quoi de plus normal pour un jeu qui a défini à lui seul un genre à part entière, mais limité jusque-là par la technologie des consoles précédentes ? L'arrivée de la série sur Next Gen devait faire office de révélateur, en éliminant les soucis techniques pour mieux imposer un savoir-faire rarement (jamais ?) égalé. Pari relevé. Et haut les mains.

Autant abattre le suspense froidement, sans la moindre compassion, à la Niko. Oui, GTA se révèle enfin sur Xbox 360 et PlayStation 3, comme transfiguré, pour offrir le terrain de jeu le plus gigantesque, le plus crédible, le plus détaillé qu'il ait été donné de voir sur consoles. Quand le rafiot de Niko Bellic approche des docks de Liberty City, avec les gratte-ciel à perte de vue, nul ne soupçonne encore que notre clandestin serbe marquera de son empreinte ce New York altéré. Un petit tour de district en compagnie de Roman, le cousin d'Amérique, ne suffit pas à prendre la mesure du travail colossal effectué par les artistes de Rockstar. Même après trente heures de jeu, impossible de prétendre avoir exploré ne serait-ce qu'un dixième de ce que la ville peut offrir. Techniquement, GTA IV signe une performance qui fera date. Discrète et presque limitée au radar, l'interface permet de profiter d'une cité gigantesque, déroutante, qui a été pensée dans ses moindres recoins, comme si une armée d'architectes s'était affairée sur le moindre quartier, la moindre artère, la moindre vitrine. On pourrait dire ça de tous les GTA et de leurs clones, mais celui-là pousse le souci du détail tellement loin, à tous les niveaux (luminosité, déformations, intérieurs, et sans chargements s'il vous plaît) que le test entier n'y suffirait pas. Jetez simplement un oeil sur les médias disponibles, et imaginez qu'ils ne représentent qu'une infime partie de l'iceberg. Alors bien sûr, le frame rate déçoit un peu, comme l'effet de flou permanent, à la limite de l'airbrush-sous-Paint. Compte tenu de tout ce que le jeu est en mesure d'afficher, compte tenu du rendu réaliste qu'il se permet d'offrir, et étant donné les possibilités que réserve le gameplay, GTA IV est à la base un titre qui sort du lot.

Côté gameplay, ce parti pris de réalisme se ressent dès la première séquence. Au volant du tacot moisi de Roman, l'habitué comprend vite que le moteur physique des caisses n'a clairement plus rien à voir avec les précédents GTA. A tel point que le premier virage un peu serré finit invariablement dans le mur. Même destin pour le premier coup de frein à main, violent comme jamais dans la série. Oui, dans GTA IV, il faut réapprendre à freiner. Shocking. Il faut même anticiper les virages et contre-braquer comme un fou pour maîtriser un U-Turn. Bigre. Cette refonte du moteur physique, tout en pesanteur, se ressent également dans les phases à pied, de la gestion des contacts - gare au trafic - au moindre mouvement esquissé. Aussi bien dans sa démarche que son attitude, Niko n'a plus rien à voir avec les personnages caricaturaux des précédents GTA. Si l'on peut trouver les expressions toujours un peu gauches lors des cut-scenes - nous y reviendrons -, la palette d'animations in game est vraiment sensationnelle. Mais là encore, il faut vraiment trouver le rythme et s'habituer à cette lourdeur inhabituelle pour la série. Pour autant, la première impression d'un jeu mou et lent n'est pas forcément la bonne. Une fois au volant des caisses les plus nerveuses, Turismo, Banshee, jusqu'à la mythique Infernus, les courses-poursuites retrouvent toute leur nervosité d'antan, mais avec une vraie finesse supplémentaire, celle du pilotage. Et ça fait un bien fou. Le travail sur les animations s'exprime, lui, le mieux durant les phases de fusillades, qui sont sans nul doute l'autre grande amélioration de GTA IV.

Jusqu'à présent, les gunfights de GTA se résumaient à deux Playmobil face à face, bras en équerre pour faire pan pan. Coup de balai. Quitte à s'inspirer des meilleurs, Rockstar a singé Gears of War, Uncharted et tous ces jeux de cache-cache où l'on attend qu'une tête dépasse pour mieux la dégommer. Petites glissades, tir au jugé, l'essentiel est là, bien intégré, facile de prise en main, avec une palette d'animations et des petits effets visuels toujours soignés. On retiendra surtout le double système de ciblage, automatique ou manuel suivant le degré de pression sur la gâchette, avec une petite nuance supplémentaire ; comme dans d'autres titres du même calibre, il est possible de décaler légèrement le réticule en mode auto pour ne pas vider le chargeur dans le mur et chercher le headshot. Une souplesse qui permet de s'adapter facilement à toute situation. La vue épaule désormais habituelle, mais inédite dans la série, permet de gagner en intensité comme en précision. Et c'est clairement l'atout-maître de cette nouvelle version : le punch des fusillades. Le bruitage des armes époustouflant, le rag-doll soigné des ennemis, la localisation des dégâts enfin poussée ou plus simplement les invectives de Niko sont autant de détails qui contribuent à rendre ces phases bien plus jubilatoires qu'auparavant. Pompe ou M4 en main, cette nouvelle mise en perspective transforme le héros en véritable machine à tuer, une sorte de ED-209 déréglé lâché en pleine nature, prêt à abattre machinalement chaque cible l'une après l'autre... Les changements d'arme sont également un peu mieux gérés sur le plan visuel cette fois, même si l'on se demande toujours comment un lance-roquettes tient dans un haut de survêt'. Et surtout on ne meurt plus bêtement à cause d'une difficulté aléatoire qui rendait parfois les gunfights plus crispants qu'amusants - remember Vice City.

GTA IV, c'est en effet une nouvelle gestion de la difficulté qui permet au jeu de gagner en ergonomie, sinon en réalisme. L'indice de recherche est par exemple conservé, mais la partie de cache-cache se joue différemment. Les agents de la LCPD quadrillent à présent le secteur, un périmètre qui apparaît directement sur le radar. Faute de bonus étoiles, Niko doit à tout prix sortir de leur rayon d'action, plus ou moins étendu suivant la gravité du crime. Il suffit ensuite de se tenir un peu à l'écart pour mettre fin à la recherche, quitte à parfois abuser du système pour stationner le temps que la diligence passe ; au pire, les ateliers de peinture sont toujours là. Un système à la Driver on ne peut plus pertinent, puisqu'il permet de se tirer assez rapidement des petites infractions (péage défoncé, carton), tout en obligeant à vraiment anticiper tous les barrages de police au-delà des trois étoiles. Le véritable changement, fondamental, porte néanmoins sur la gestion des missions. Activée par défaut, la sauvegarde automatique dès la mission accomplie offre un gain de temps considérable. Plus la peine de retourner systématiquement à la planque, Niko Bellic fait des heures sup'. Et en cas d'échec, il suffit de dégainer le portable pour recommencer la mission aussitôt, sans voir ses armes confisquées ; seul le gilet pare-balles passe à la trappe. Cela n'épargne pas toujours les longs trajets jusqu'à la cible, mais le GPS comme les taxis en mode automatique viennent adoucir la sanction. Bref, tous ceux qui avaient pris le réflexe de relancer systématiquement leur save peuvent souffler. Et ce n'est pas pour autant que le jeu se montre clément côté difficulté. Si la patience vient à bout de tous les obstacles côté fusillades, il faut vraiment faire preuve d'une bonne maîtrise et de sacrés réflexes lors des courses-poursuites - surtout à moto. Heureusement que les cibles en chasse s'arrêtent bien souvent à mi-parcours pour se faire tirer comme des lapins. Bref, Rockstar a clairement revu et corrigé les limites des anciennes versions, pour rendre la progression plus fluide, moins contraignante, et plus fun encore..

Fun, c'est une fois de plus le maître-mot de GTA IV. Evoluer librement dans pareille ville, avec un gameplay aussi soigné et des missions au choix aurait déjà suffi à ranger cet épisode parmi les meilleures expériences de jeu de ces dernières années. Mais avec Rockstar, on sait qu'il y a forcément d'innombrables à-côtés pour renforcer l'immersion. La principale nouveauté de ce point de vue prend la forme d'un téléphone portable, qui ne sert plus uniquement à débloquer de nouvelles missions. Agenda, répertoire et même appareil photo : les fonctionnalités du téléphone sont accessibles à tout moment, et même déterminantes pour accomplir certains objectifs (repérer un truand dans la foule en lançant un faux appel, quelle classe). Le répertoire s'étoffe au fil des rencontres, avec la possibilité de donner des rendez-vous à une certaine heure pour profiter tranquillement des attractions de Liberty City. Moins nombreux que dans SA, les passages au bowling, au bar ou aux fléchettes renforcent les liens d'amitié entre les différents protagonistes. Les mini-jeux sont loin d'être géniaux, souvent simplistes, mais étant donné le nombre d'heures que l'on peut y engloutir, il y a quand même un petit fond tout à fait correct.
Ces liens d'amitié ont une véritable incidence sur la progression. Faire ami-ami avec Little Jacob le rasta permettra de faire venir un revendeur d'armes, sans être obligé de passer par l'un des rares magasins clandestins de la ville. Draguer sur Internet est également un passe-temps qui peut rapporter gros sous tous rapports, même s'il faudra faire attention à varier la tenue ; les célibataires rencontrées au cybercafé peuvent parfois se montrer acerbes, qu'il s'agisse de la couleur des mocassins aux lunettes. Là encore, ce n'est qu'un infime résumé de ce qui vous attend. Un petit mot néanmoins sur les innombrables radios, près d'une vingtaine, avec des styles diversifiés (du reggaeton au jazz), des animateurs de prestige (Karl Lagerfeld, DJ Premier, Iggy Pop, Daddy Yankee), et des tubes à la pelle. Les programmes radio sont carrément secondés cette fois par des chaînes de télévision qui proposent un flux de shows d'une variété là encore proprement hallucinante.

GTA IV est même le premier épisode de la série à intégrer directement un multijoueur en ligne sur console de salon. Intégrer, c'est le mot, puisqu'il suffit de dégainer son téléphone portable en mode solo pour zapper directement au multi, après un mini-temps de chargement hyper rapide. Niko Bellic ne joue pas directement, mais un menu permet de personnaliser son avatar moyennant quelques choix, peu étoffés au début. Une quinzaine de modes sont directement accessibles, jusqu'à seize joueurs simultanément pour la plupart, avec un nombre de paramètres assez hallucinant, qui vont de la densité du trafic à la météo, en passant du chat vocal et du choix des radios. On retrouve forcément du classique dans la liste, avec du deathmatch et de la course (subtilement rebaptisée Tocard Ace Driver par l'excellente traduc' française), de la domination et du vol de caisse, mais pas seulement. L'un de nos préférés, le mode Missions mafia, tire le meilleur des objectifs à la GTA (escorte, assassinat) vus sous l'angle compétition. Une lutte acharnée pour savoir qui sera en mesure d'exécuter le contrat en premier. Le mode Gendarmes et voleurs repose, lui, sur un mini-suspense, puisque les flics devront essayer d'identifier le VIP parmi les truands pour l'éliminer et remporter d'office la partie. Enfin, l'inévitable coop n'est pas oublié avec l'Assaut du N.O.O.S.E., unique mission (de deux à quatre) qui transforme une évasion en bataille rangée avec le SWAT. Le nombre de vies limitées pour chaque membre de l'équipe et le choix de la difficulté sont là pour renouveler l'expérience. A ce stade, difficile de dire si l'équilibre de jeu est vraiment garanti - les apparitions aléatoires tendent à nous faire dire que non. Mais au moins le multi répond présent, les joueurs sont là, l'accès ne pose pas de problème et le lag non plus. Positif.

GTA IV n'est certainement pas exempt de défauts. Quelques-uns viennent spontanément à l'esprit, puisqu'ils sautent pour ainsi dire aux yeux. Le frame rate, on l'a dit. Quelques errements dans la visée, trop simple pour les puristes, et parfois à la rue dès que la cible se fait trop proche. Difficile de le nier. On est habitués, et surtout tellement loin des errements du passé qu'il serait malvenu de sortir l'arbalète. Après, il y a le côté fan qui ressort, plus subjectif. Et pour être honnête, nous n'avons pas été sensibles à l'ambiance premier degré de cet épisode, ni à l'histoire, ni à ses personnages. Peut-être que cela vient des conditions particulières du test - rusher pour finir, parer au plus pressé -, mais la rédac s'est accordée sur un point : la mollesse des cut-scenes. Quand San Andreas mettait le feu avec un humour ravageur, des persos charismatiques et des dialogues percutants, GTA IV fait dans la surenchère bof avec une mise en scène laborieuse, des NPC vilains qui se ressemblent tous une fois dans le jeu, et un excès de dialogue en voiture qui rend pénible la lecture des sous-titres. Certaines scènes d'exécutions sommaires frisent la limite du mauvais goût, même si les choix que certaines imposent peuvent inviter à la réflexion. Les dialogues changent suivant le passage à l'acte ou non, et au moins deux types de fins sont disponibles pour celles que nous avons vues.

Autre bémol : le fait d'être confiné à une seule et même ville empêche au final de profiter de la variété qu'offrait un San Andreas, dans les environnements comme les objectifs. A s'immerger 30 heures durant dans Liberty City pour boucler la partie solo, nous avons globalement eu l'impression - sur la fin - de rejouer sempiternellement les mêmes missions, avec un simple ravalement de façade au sens propre (un paquebot, un HLM, une usine désaffectée) comme terrain de chasse, mais une mise en place assez similaire. Là encore, GTA SA s'en tirait bien mieux, et on ne parle pas uniquement des possibilités de relooking et autres, mais bien des missions. Pas de poursuite en kart sur la plage, de Snoop Dogg suicidaire à sauver, ou de base militaire à infiltrer pour s'en tirer au jet-pack. Peut-être que le parti pris du réalisme et l'orientation film noir expliquent en partie ces choix, peut-être aussi que nous en attendions trop. Que cela ne vous empêche pas de profiter de ce GTA de gros calibre, qui place la barre tellement haut sur tellement de points que l'on voit mal qui pourra lui ravir le titre avant le prochain.

Quant au choix de la version, question qui se pose pour la première sortie simultanée dans l'histoire de la série, le débat reste ouvert. Le rendu reste kif-kif quelle que soit la version, et bien malin celui qui serait capable de distinguer les deux moutures à l'oeil nu. Sans être catégorique, la version PS3 nous a semblé un nano-poil plus fine, et la version Xbox 360 un chouïa plus fluide une fois mises côte à côte, mais hors de question de parier sa virilité là-dessus. La seule preuve formelle porte sur les temps de chargement : passées les dix minutes d'installation obligatoires sur PS3, les temps de chargement des missions sont plus rapides, assez en tout cas pour y voir une vraie différence. La compatibilité Sixaxis sert, elle, à faire mumuse avec le guidon d'une moto, ou recharger son arme vite fait. Gadget, donc. Après, Rockstar a promis un contenu additionnel "substantiel" sur Xbox 360 et à venir cet automne, pour justifier les millions engloutis par Microsoft. Cela ne signifie pas pour autant que la possibilité d'un bonus soit écarté sur PlayStation 3. Culte du secret oblige, pas la moindre info officielle n'a filtré sur l'un comme sur l'autre, ce qui facilite encore moins la décision. Dans un cas comme dans l'autre, l'investissement est obligatoire.


18/20

Impossible de ne pas s'incliner devant GTA IV, un jeu tellement riche, fun et monumental qu'il en ferait presque oublier tous les blockbusters sortis récemment. Vertigineuse, Liberty City nous revient transfigurée, à l'image du gameplay, enfin digne de la série et de sa réputation. Que cela concerne les passages en véhicule et les phases à pied, le jeu a éliminé la plupart des bugs, pour offrir un moteur physique cohérent et une visée performante. Autant dire que les missions gagnent clairement en intensité, repoussant les limites de ce que la série nous a proposé jusqu'à présent. La case multijoueur bien cochée, la réalisation à peine ternie par quelques chutes de frame rate : à part quelques réflexions de fan sur le manque de variété, en référence à San Andreas, on voit mal ce qui peut gâcher pareille fête.

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army of two xbox 360

Plaisant et plutôt divertissant, Army of Two répondra sans doute aux attentes d’amateurs de jeux coopératifs morts de faim. Le système d’aggro et la coopération poussée réussissent à le distinguer d’un énième jeu d’action à la troisième personne. Dès lors, on regrette d’autant plus que le jeu soit littéralement plombé par une durée de vie trop faible, un manque de liberté quasi-total et une IA capable de surprendre comme de faire rire. A 70 euros, on ne saurait que trop vous conseiller d’attendre une baisse de prix pour vraiment en profiter, l’aventure et l’ambiance valant tout de même le détour.

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lost odyssée  xbox 360

Bon mais très ciblé, Lost Odyssey ne souhaite en aucun cas révolutionner le genre, mais le pousse directement vers le joueur adulte, réfléchi et sensible. Adulte de par son scénario politique classique, mais prenant pour focale les sentiments profonds de l'être humain et ses questionnements ainsi que leur évolution à travers chacun des héros. En ce qui concerne ces derniers et leur design peut-être bridé par la réalisation du titre, Lost Odyssey est à Blue Dragon ce que Takehiko Inoue est à Akira Toriyama. Ce qui est normal, direz-vous, puisqu'il s'agit là des character designers respectifs de ces deux titres. On le qualifiera de réfléchi de par ses combats tactiques faisant la part belle aux sorciers et sa difficulté, relevée par l'impossibilité d'abuser du level-up. Sensible enfin, avec une mise en scène humaine mettant l'accent sur l'implicite. Le titre déifie l'éphémère au milieu d'un groupe d'immortels via les longs textes illustrant les souvenirs de Kaïm. Un thème vu et revu dans la littérature nipponne mais servi de façon digeste pour le public européen. Les musiques de Nobuo Uematsu et les doublages français de bonne facture, au moins aussi bons qu'une VO pas toujours au top, accompagneront ce voyage intérieur, malheureusement entrecoupé de nombreux temps de chargement. Le jeu ne plaira vraisemblablement qu'à un petit nombre, mais ceci est avant tout dû à des choix assumés qui lui assurent une véritable cohésion ludique et artistique.

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lost les disparus ps3

Les naufragés ne seront finalement pas tous retrouvés, voilà le constat que l'on fera de ce Lost : Les Disparus. L'aventure n'arrive pas à s'insuffler du rythme pour tenir le joueur en haleine, l'action y est parfois bien trop mollassonne. La grande répétitivité des énigmes, les maladresses dans la mise en scène et la courte durée de vie n'aidant pas. Seuls les environnements traversés et le prix du billet d'avion, fixé à 45€, sauront conquérir les fans de la série qui y trouveront tout de même quelques rares mais bons moments. Un titre qui leur est vraiment réservé.

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fifa street 3 ps3:

FIFA Street 3 a décidé d'emprunter un chemin délicat pour sa première apparition sur les consoles de salon haute définition. Nouveau design général mais également nouvelle manière d'appréhender le jeu, le pari était osé et peut aussi facilement convaincre que déplaire, ne serait-ce que par son gameplay très simple d'accès. Reste qu'en matière de contenu, le titre ne prend réellement d'ampleur qu'en multijoueur où il s'avère très prompt à l'amusement. A déconseiller aux joueurs n'ayant que peu d'affinités avec les parties à plusieurs et ceux qui sont allergiques au foot purement arcade. Les autres quant à eux y prendront du plaisir et c'est bien là l’essentiel.

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Devil may cry 4 xbox 360:

Pas grand chose à redire, Devil May Cry réussit avec brio son passage sur les consoles de salon actuelles. Le titre réunit l'ensemble des ingrédients qui ont fait le succès de la série, avec des combats aussi techniques que rythmés et une réalisation aux petits oignons. Classe et style s'associent donc une fois de plus, mais pour conter une histoire sans réelle saveur qui se permet de faire parcourir deux fois chaque niveau, heureusement variés et intéressants. L'aventure s'avère difficile et l'on ne crachera pas sur les possibilités du Devil Bringer de Nero et les évolutions de Dante. Toutefois, pas de véritable révolution pour ce Devil May Cry 4 qui se hisse une fois encore au-dessus de ses prédécesseurs et alimentera vos souvenirs de gamer avec de nouvelles scènes cultes mais qui, dans le fond, ne surprendra personne. En attendait-on plus ? Comme un gros film d'action, Devil May Cry 4 se laisse très agréablement jouer et regarder. Ceux qui n'ont encore jamais goûté aux aventures du chasseur de démons en manteau rouge pourront même rajouter un point à sa note.

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Test Medal of Honor Heroes 2 wii:

Non, on ne retiendra pas de Medal of Honor Heroes 2 des graphismes d'une pauvreté effrayante ni une campagne solo à la progression monotone. On préfèrera parler d'une jouabilité qui repose sur quelques bonnes idées, rendues possible grâce un duo Nunchuk/Wiimote, mais surtout d’un mode multijoueur à l'efficacité surprenante. Pouvant accueillir jusqu'à 32 joueurs en ligne sans trembler, le multi de Heroes 2 s'avère très sympathique à jouer et porte à lui seul l'ensemble du titre. Un soft réservé à ceux qui voudraient tenter l'expérience du jeu en ligne sur Wii avec un certain gage de qualité.

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Test The Club ps3:

The Club aurait pu être un bon titre mais malheureusement, il ne trouve écho qu'auprès des vieux de la vieille ou des mordus du high score. Ses personnages ont un design accrocheur et ses niveaux s'avèrent bien calibrés, bien que certains soient relativement inintéressants. Mais une bande-son française lamentable et des bruitages au rabais le rendent proprement infâme à l'ouïe alors que, manette en main, les personnages se meuvent avec la grâce d'une baleine quand il s'agit de tourner sur eux-mêmes. Un souci de maniabilité assez pesant pour renvoyer aux oubliettes un mode multijoueur pourtant complet. Toutefois, son principe bien maitrisé permettra aux furieux du high score de s'adonner agréablement aux activités du Club, qui risque bien malgré lui de demeurer assez fermé. Certains s'y ennuieront ferme dès les premières parties et d'autres y passeront sans remord d'entières journées improductives à grimper dans les classements online. Les joueurs séduits par le concept peuvent espérer que The Club inspirera d'autres productions moins perfectibles que ce dernier.

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Test Ghost Squad wii:

On aurait pu craindre le pire d'un portage tel que Ghost Squad sur Nintendo Wii. Des graphismes complètement dépassés et une durée de vie un peu chiche, si l'on se cantonne au nombre de missions, tendent à confirmer nos peurs. Mais un gameplay dynamique et une ambiance arcade indétrônable sauvent le jeu du ridicule. Mieux encore, Ghost Squad se paye la place de meilleur jeu de shoot sur Wii à l'heure actuelle avec un plaisir de jeu immédiat et des sensations que les fans du genre ne pourront qu'apprécier. Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses..

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Test Turok xbox 360:

Turok restera dans les mémoires comme un FPS des plus basiques. Le seul plaisir du jeu réside dans l'orchestration occasionnelle de mini-assauts, au détour d'une série de couloirs injustifiés au beau milieu d'une jungle. Les différentes armes proposées sont assez inefficaces et seuls l'arc et le couteau, quant à eux bien trop destructeurs, seront de vraie utilité. La variété de dinosaures, dont on peut se faire l'allié, apporte un certain cachet à l'ensemble mais ne suffit pas à faire oublier les défauts du soft. Entre des personnages au charisme rappelant un mauvais nanar, un scénario au rabais, une difficulté très mal dosée et des ennemis crétins, il sera difficile d'avaler la pilule. Le mode multijoueurs rattrape à peine le coup avec sa coopération en ligne, les maps permettant de s'affronter étant par contre bien trop grandes et les armes à ramasser trop peu nombreuses pour réellement convaincre. A ne conseiller qu'aux grands fans de doom-like ou aux amoureux de la série.

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 Test Rapala Tournament Fishing ! wii

Rapala Tournament Fishing ! ne restera certainement pas dans les mémoires. Bien qu'il possède une ambiance plaisante et reposante ainsi qu'un gameplay amusant à la portée de tous, le titre de Shiny Entertainement brille davantage par sa réalisation médiocre et sa facilité déconcertante. Dommage, d'autant plus que la licence Rapala permet l'usage de nombreux accessoires qui s'affichent en nombre dans le jeu mais qui ne s'avèrent finalement que trop peu utiles. Un premier essai sur Wii qui peut s'avérer être une bonne occasion pour les amoureux de ce sport ou les moins exigeants, mais ceux-là uniquement..

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Test Burnout Paradise ps3 xbox 360:

Criterion Games réussit son tour de force et fait de ce Burnout en milieu ouvert un épisode dans la droite lignée de ses prédécesseurs. Le gameplay arcade séduit sans trop de problèmes, d'autant que le jeu se permet des graphismes aussi impressionnants que ses crashs, l'ambiance sonore made in EA Music faisant le reste. Le titre se permet même une durée de vie conséquente, bien qu'artificielle, qu'un mode online en coopération jusqu'à 8 viendra relever pour ceux qui en auront vu le bout. Malgré une Paradise City un peu petite, les raccourcis sont nombreux et même les plus réticents à l'apprentissage par cœur de la ville risquent d'y prendre goût. Criterion Games fait donc un « simple » Burnout dans un environnement différent, mais le public souhaitait-il autre chose ..

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Test Kingdom Under Fire : Circle of Doom xbox 360:

Une grande déception que ce Kingdom Under Fire : Circle of Doom. Seuls les passionnés de hack & slash verront un intérêt à pratiquer le pseudo beat'em all des coréens de Blueside. Malgré un contenu intéressant sur le papier et d'honnêtes graphismes, le jeu montre vite ses limites. On débite des monstres niais et invincibles dans de longs couloirs pour peu que l'on se trouve dans leur champ de vision, relativement réduit pour l'occasion. Le frame rate, à l'agonie, empire au moindre mouvement d'une caméra qui pose pas mal de soucis. Le système de synthèse des armes est desservi par une interface impraticable et les sorts peu engageants du début de l'aventure peinent à motiver. Les 6 personnages du jeu n'ont d'ailleurs que des possibilités d'évolution limitées en plus d'être quasi-identiques, tout comme les quêtes qui leur sont confiées. Les scénarios, pourtant différents, sont amenés de façon abrupte et se collent simplement par-dessus l'ensemble. Enfin, le mode online en règle ne sauve en aucun cas le jeu du naufrage. En attendant des nouvelles de Kingdom Under Fire 2, on espère que ce spin-off du titre original de Blueside n'était qu'une simple erreur de parcours.

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Test A La Croisée Des Mondes : La boussole d'Or wii

Qu'il est dur le constat final pour A La Croisée Des Mondes : La boussole d'Or. Si le livre, en grande majorité, et le film donnaient matière à un jeu d'aventure plein de rebondissements, nous voilà en face d'un titre qui s'essouffle bien trop vite. La faute à un gameplay qui manque considérablement de profondeur, malgré une ou deux bonnes idées, et une réalisation d'un autre temps. On se laissera toutefois bercer par le déroulement de l'histoire, agréable à suivre et digne d'intérêt, qu'une durée de vie somme toute honnête arrive à soutenir comme il se doit. Après quoi, on se consolera en (re)lisant le livre de Philip Pullman.

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Test Halo 3 xbox 360:

Halo revient à ses origines, et ne ressert pas la soupe couloir/monstre/couloir du second volet. Appuyé par un solo honorable et vraiment prenant en Légendaire, la possibilité d'en venir à bout à quatre en coop sur le Live ne se refuse pas. Un tout petit peu moins agréable à l'œil en online, mais autant à l'oreille, le titre de Bungie propose en sus un multi complet avec de très nombreux modes de jeu. D'autres fonctions sont au programme pour relancer constamment la communauté : tout peut être échangé sur le Live, photos, vidéos, ainsi que les cartes remaniées que les joueurs auront pu créer via un éditeur de niveaux cependant un peu décevant. Si vous êtes fan de la série, inutile de résister, de nouvelles armes, véhicules, ainsi que le dénouement de cette trilogie vous attendent impatiemment au tournant. Pour les autres, ce sera « Circulez, il n'y a rien à voir ». Bien que Bungie ne se soit pas contenté d'envoyer un Spartan HD sur la console de Microsoft, les innovations restent au final assez maigres pour ce Halo qui se contente de faire du Halo.

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Test Call of Duty 4 : Modern Warfare ps3:

Call of Duty 4 : Modern Warfare est une réussite. C'est avec plaisir que l'on part mitrailler des terroristes aux quatre coins du monde, dans des zones en crise, la réalisation étant à en nier la laideur de la guerre. Constamment menacé, on a vraiment l'impression de prendre part aux conflits armés et l'on agit sur le front de manières diverses et variées, certaines scènes ayant même de fortes chances de figurer dans les annales du jeu vidéo. C'est donc tout naturellement que l'on regrettera la durée de vie un peu courte de la campagne solo, ce que l'on pardonnera aussitôt le mode multijoueur enclenché. De loin le plus grand intérêt du jeu, notamment de par son côté RPG, il sera plus que difficile d'en décrocher. Call of Duty 4 : Modern Warfare est avant tout un bon jeu, mais devient une valeur sûre pour peu que vous puissiez jouer online. Dans le cas contraire, voici une excellente raison de faire le nécessaire.

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AMPED 3

12 -
Finalement, Amped 3 nous laisse un goût amer d’inachevé. Il aurait dû confirmer son statut de jeu star du snowboard et exploiter aux mieux les capacités de la Xbox 360. Au lieu de ça, il arrive à nous faire regretter le second volet, pourtant encore perfectible sur de nombreux points. Si vous êtes fan du jeu, libre à vous de vous laisser tenter, tout en sachant qu’il est plus que probable que vous ayez envie de jeter cette petite galette à 70€ par la fenêtre… Pour les novices du genre, Amped 3 pourrait être une bonne entrée en la matière, pour peu que vous ne soyez pas trop regardants sur les graphismes et que l’absence d’un mode Xbox Live ne vous dérange pas. Quoiqu’il en soit, la série aura, avec cet épisode, perdu la quasi-totalité de sa crédibilité, pourtant difficilement acquise. SSX aura donc le champ libre pour asseoir tranquillement sa suprématie sur Xbox 360.

BATTLESTATIONS MIDWAY

14 14
Les adeptes de la stratégie seront ravis de trouver en ce titre un challenge à la hauteur de leurs espérances, et les accros du dogfight auront l’occasion de prouver leur valeur au combat lors de scènes dantesques. Malgré quelques défauts nullement rédhibitoires, nous avons là un titre fort sympathique, avec une très bonne rejouabilité du fait des succès à déverrouiller et des tactiques toujours différentes .

BLAZING ANGELS

14 14
Pas encore à la hauteur de l’attente graphique de la nouvelle génération de consoles, Blazing Angels offre cependant un divertissement arcade des plus agréables. Son originalité fera le bonheur des joueurs lassés par les FPS et autres jeux de courses du moment et à venir. Sa durée de vie assez limite en solo et son léger manque d’ambition le réservent toutefois au seul rayon occasion. Son mode Live bien pensé sera alors une bonne occasion pour affirmer vos talents de pilote aux yeux du monde en attendant une suite mieux construite ou un hypothétique Crimson Skies 3.

CALL OF DUTY 2

15 11
Très classique dans le fond, Call of Duty 2 n'est cependant pas un simple jeu de guerre. Les moyens déployés pour que le joueur soit assuré de vivre une expérience exceptionnelle sont étonnants et marquent une réelle avancée dans le genre du FPS 39-45. Le titre d'Infinity Ward établit une nouvelle norme en terme d'immersion et d'atmosphère à l'aube de la nouvelle génération, norme que les futurs gros titres se devront au moins d'égaler. Toutefois, sous cet habillage doré et en dépit d'une intensité rare qui retranscrit mieux que jamais l'horreur de la guerre, le soft n'innove pas vraiment et souffre d'un petit manque de diversité dans l'action qu'il propose. Des carences qui ne sont voilées qu'en partie par l'ambiance exceptionnelle se dégageant de l'aventure solo. Ces sensations fortes peinent à se prolonger en multijoueur, mode très jouable mais mal organisé, auxquelles des modifications seront, on l'espère, apportées. Quoi qu'il en soit, Call of Duty 2 est un des titres forts du lancement Xbox 360 avec lequel les amateurs trouveront sans doute leur compte, en étant obligés, malheureusement, de débourser 70 euros en neuf.

CALL OF DUTY 3

14 16
Call of Duty 3, en conservant le squelette de son prédécesseur tout en essayant de parfaire sa recette, met en exergue les faiblesses de la série, qui mise trop sur le spectaculaire au détriment du fond de jeu. Attention, le soft de Treyarch n'est pas mauvais. Son atmosphère prenante et surtout son mode multijoueur en font un titre digne d'intérêt pour l'amateur de FPS, surtout celui qui n'a pas joué à Call of Duty 2. Pourtant, on a la sensation que la licence est plus sur une pente descendante qu'ascendante, et le renouveau passera sans doute par une grosse remise en question de ses fondamentaux. A méditer.

CHROMEHOUNDS

10 15
Toshifumi Nabeshima, le directeur de From Software ne semble pas avoir failli à son objectif premier : proposer un mode Xbox Live addictif au potentiel quasiment inépuisable. Reste à savoir si vous pourrez trouver le temps de vous investir dans une guerre online captivante, car le mode solo décevant et à la durée de vie proportionnelle à celle d’une bière dans le frigo’ (autant dire très courte).

CONDEMNED

16 -
Laissons se clore cette intrusion au milieu d’une conversation privée pour conclure sur Condemned : Criminal Origins – premier survival horror next gen qui obtient indéniablement la palme du titre le plus sujet à crise cardiaque. Le passage au support Xbox 360 a déclenché un renouvellement du genre, non seulement technique mais aussi parce les créateurs y ont introduit une violence rarement vue auparavant et servie par un scénario complexe mais très bien ficelé. Les graphismes sont dignes d’une plateforme de future génération, agrémentés de caméras bien placées pour se mouvoir. On regrettera simplement de devoir un peu trop pousser sur le stick analogique droit pour faire avancer Ethan, la position parfois dégingandée des cadavres, une durée de vie moyenne (exception faîte si vous décidez d’obtenir tous les « exploits » - à noter que vous pourrez trouver des Xbox 360 dans le soft) et l’impossibilité de piocher à volonté dans son matériel, ce dernier se déclenchant automatiquement. Nous rappellerons que le soft est interdit aux moins de 18 ans – une mesure justifiée toutefois. Les amateurs de gore et d’ultra violence adoreront et les fans de films policiers s’accrocheront au suspens insoutenable qui survole tout le jeu. D’ailleurs, le soft s’offre le luxe d’être très probablement le titre le plus flippant jamais conçu sur console.

CRACKDOWN

15 14
Crackdown est un jeu difficile à noter, et c’est un euphémisme. On ne saurait trop conseiller aux indécis, si possible, de tester la démo du Xbox Live, qui aide tout de suite à se forger une opinion, opinion qui risque de rester la même devant le jeu complet car la version d’essai retranscrit très bien le concept du titre de Dave Jones : liberté à outrance mais, dans le même temps, manque de diversité et de profondeur. Spontanéité, générosité, mais aussi faiblesses et tares plus ou moins encombrantes. La recette peut soit très bien fonctionner, auquel cas Crackdown vous amusera pendant de longues heures, soit vous rebuter d’entrée. Et là, ce n’est pas la bêta de Halo 3 qui y changera quelque chose. Reste que le premier jeu sorti des studios Real Time Worlds est tout de même bien réalisé et que ses choix, qu’on peut contester, lui donnent finalement une certaine personnalité. Un achat à considérer, donc.

DOA 4

16 15
Dead or Alive 4 devient tout simplement la nouvelle référence des jeux de combat sur 360 (ce qui n’est pas trop difficile, étant le seul jeu de combat disponible à ce jour). Profitant bien des capacités de la console sans pour autant la pousser dans ses derniers retranchements, il s’agit là d’un jeu indispensable aux fans de la série, qui dispose de plus d’une courbe d’apprentissage qui pourra séduire les fans de jeux de combat dits plus ‘techniques’ comme Virtua Fighter.

DOA XTREME 2

12 09
DoAX 2 mérite-t-il qu'on le casse impunément sous prétexte qu'il n'est qu'un OVNI vidéoludique pas vraiment intéressant face aux grosses sorties du moment ? La réponse ne peut être trop tranchée, tant ce soft répond finalement à toutes ses promesses, même si ces dernières sont loin de correspondre aux attentes de tous. Cette simulation de vacances gonflée à bloc, peuplée de superbes nanas qui le sont tout autant, est un soft pop-corn qui aide à s'amuser tranquillement, sans contrainte, sans prise de tête. Bref, les vacances quoi. On ne peut que déplorer l'aspect party-game trop limité dû à l'absence impardonnable d'un bon mode multijoueur, et des nouveautés parfois trop anecdotiques. Reste que le plus gros reproche que l'on peut faire à ce DoAX, c'est de n'être de nouveau qu'un DoAX. Un trip tout de même un peu trop cher pour que même les fans acharnés n'aient pas un minimum de regrets.

DEAD RISING

17 -
Dead Rising est un jeu définitivement culte bourré de références et de scènes exceptionnelles qui resteront gravées dans les mémoires. Grâce à sa mise en scène ravageuse, alliée à un rythme survitaminé, le soft de Capcom joue avec nos nerfs et déjoue les attentes. Finalement plutôt long alors que nous le pensions trop court, exigeant dans son gameplay alors que nous le jurions bêtement bourrin, il impressionne sur bien des points. Ses rebondissements géniaux, ses multiples secrets et sa profondeur insoupçonnée ne donnent qu'une envie une fois l'aventure terminée : recommencer pour réussir d'autres objectifs ou flâner dans le centre commercial grâce aux modes débloqués pour continuer le massacre et remporter les succès. Un must-have, tout simplement.

ENCHANTED ARMS

14 9
Premier RPG japonais sur console Next-Gen, Enchanted Arms brille sur plusieurs aspects à commencer par ses graphismes et son système de combat prenant et bien construit à défaut d’être extrêmement novateur. Malgré tout, le design et le très sérieux problème du scénario plombé par les stéréotypes nous offrent une addition un peu salée que les puristes trouveront difficile à avaler. Ajoutons à cela une absence de localisation française (compensée quand même, mais il faut aimer, par la présence du doublage japonais d’origine), le titre séduit par certains côtés mais risque ne décevoir les vrais connaisseurs qui n’y verront qu’un RPG pour débutants. Dernière chose, le jeu vogue sur un second degré volontairement intégré, on peut y être sensible ou pas.

FAR CRY

14 13
Ne vous y trompez pas, Far Cry Instincts Predator est un jeu d’excellente facture, conseillé à tous les amateurs de FPS n’ayant pas joué à l’épisode original sur Xbox. Histoire de râler un peu, le jeu aurait pu être optimisé pour sa sortie sur Xbox 360, au lieu de n’être qu’un simple portage. Vraiment histoire de…. En résumé, il est à conseiller si vous ne l’avez jamais acheté sur la console première du nom (avec en bonus une aventure en plus) mais risque d’ennuyer si vous aviez déjà joué et qu’il vous est pénible de recommencer après une si courte période.

FIFA 07

10 13
Difficile d’être tendre avec ce FIFA 07 qui aura, il fut un temps, nourri nos espoir mais qui n’affiche clairement pas la motivation de faire de l’ombre à PES 6, du fait surtout de sa maniabilité hybride, donnant la forte impression d’être face à des développeurs ayant le cul entre deux chaises. Toutefois, le jeu pourra parfaitement scier aux joueurs occasionnels ou aux réfractaires à la maniabilité tellement complexe d’un PES 6. Dans tous les cas, le jeu est bien loin du résultat acceptable et il est fort probable de voir la série se faire ramasser en beauté l’année prochaine si Konami s’offre les moyens de pousser sa série dans la véritable next-gen.

FIGHT NIGHT 3

17 15
Fight Night Round 3 passe haut le poing l’épreuve des coups. Alors qu’on pouvait craindre qu’il ne soit qu’une superbe vitrine graphique, le titre d’Electronic Arts parvient à rassurer grâce à un gameplay renfermant pas mal de « finesses » et s’affirmant dans la longueur. Un peu trop diront certains, le jeu ayant un clair potentiel à décourager les moins persévérants, mais qu’on ne s’y trompe pas : il s’agit là d’une exigence qui paie, et le plaisir qu’on en retire en droguera plus d’un. Bien évidemment, à la manière d’un PES, qui dit jeu exigeant dit équilibrage du gameplay forcément imparfait, mais on aurait tort de bouder notre plaisir. Car aussi jouissif seul qu’à plusieurs, ce jeu de boxe a tout pour combler les possesseurs d’Xbox 360 en manque de nouveauté. Vivement la suite !

FC MANAGER

14 12
Football Manager 2006 s’impose donc à défaut de concurrence sur Xbox 360 (si l’on excepte Fifa 2006 incluant un aspect gestion, mais difficilement comparable), bien que la réputation de la série ne soit plus à faire. Si vous êtes fan de ce genre de jeu, que la navigation franchement ratée ne vous fais pas peur et que pour une raison ou une autre vous ne voulez (ou ne pouvez) pas vous essayer à la version PC, alors cette mouture 360 saura combler vos attentes et vous scotchera un très long moment

FULL AUTO

11 14
Full Auto n’est pas la bombe que nous attendions. L’ambition des développeurs n’est aujourd’hui pas tenue et on regrette plusieurs points sombres. Tout d’abord le titre est vraiment trop court, l’arcade c’est bon, mais sur une longue période de jeu qui sait se renouveler c’est encore meilleur. Ensuite, le titre souffre indéniablement de problèmes de frame rate insupportables en pleine course. Il était pour moi inconcevable d’en arriver là sur Xbox 360, console nouvelle génération, mais les développeurs y sont arrivés, chapeau. Après avoir tout terminé dans le jeu, débloquer les 1000 GamerPoints, vous y re-goûterez certainement pour quelques parties sur le Live, histoire de vous défouler quelques instants après une dure journée. Dommage. On aimerait se prendre à rêver à un Full Auto 2 beaucoup plus poussé tirant vraiment partit des capacités de nos consoles et avec un potentiel plus important sur la durée de vie.

FUSION FRENZY 2

7 -
Comment ne pas cacher notre déception face à ce Fuzion Frenzy deuxième du nom dont on attendait une bouffée de fraîcheur, venue ranimer les journées parfois moroses de Février. L’idée de pondre un party game était pourtant louable au départ vu que le genre est peu représenté sur la Xbox 360, tout en ayant le mérite de proposer des petites épreuves variées que l’on prend plaisir à recommencer en général. Néanmoins, la sauce ne prend pas ici. La faute incombe à des graphismes dépouillés et vraiment vilains à regarder, des p